Notre invité: Jess YTI : » j’ai toujours aimé ce côté anonymat, dès que je me démaquille je redeviens un garçon comme un autre « .

Jess YTI, est un artiste que nous aimons retrouver sur Influence. Transformiste, il a quitté un beau jour son Alsace pour monter à Paris et déposer ses valises, oh pas n’importe où mais dans un célèbre cabaret, celui de Michou. Jess nous fait le grand honneur de nous raconter un peu de sa vie au Cabaret et ses projets. Il nous parle également de ce confinement imposé dans le monde. 

Il y a plus ou moins trois ans tu accordais une interview à Influence, depuis ces quelques années que deviens-tu?

Exact ! Depuis j’ai été engagé au cabaret Michou en août 2016, j’ai quitté l’Alsace pour faire mon petit bout de chemin à Montmartre. J’ai vécu une expérience extraordinaire pendant 4 ans !

 

Tu t’es retrouvé au Cabaret de Michou, parle-nous de cette aventure incroyable?

Oui Oscar le directeur artistique m’a contacté en avril 2016 afin d’intégrer le cabaret, j’ai auditionné le 25 juin 2016 et j’ai commencé au cabaret le 29 août 2016. Ce fut une expérience incroyable, j’ai eu la chance de travailler avec Michou et de le côtoyer chaque jour pendant 4 ans. Des rencontres inoubliables également, je ne regrette vraiment pas ce beau chapitre de ma vie d’artiste.

 

Michou était un homme extraordinaire qui aimait le show, qui aimait « ses » vedettes. Comment prenait vie un numéro? Il disait ce soir on va mettre Celine Dion? comment se déroulait un spectacle au cabaret pour ceux qui n’auraient jamais été voir un numéro?

Michou validait chaque numéro, même si ce n’est plus lui qui faisait passer les auditions comme auparavant, il nous regardait chaque soir et si quelque chose ne lui allait pas il en faisait part à oscar le directeur artistique, si un numéro ne lui plaisait pas il demandait à le retirer du show, ce qui est normal, c’était son spectacle! Chaque soir, une conduite était établie par Oscar avec les numéros en fonctions des artistes présents car nous n’étions pas tous présents chaque soir. Il y avait un prologue, les numéros et le final «  avec des fleurs «  à la fin du show pendant lequel nous étions présentés.

 

Michou t’a t ‘il donné de précieux conseils sur ta carrière?

Il m’en a donné oui ! Mais je les garde dans ma petite boîte à secrets …

 

Avait-il des regrets?

Je ne pense pas … je ne sais pas …

Toi en tant que transformiste dans la peau de quelle personnalité te sens-tu le mieux?

Je me sens bien dans tous les personnages que j’incarne, parce que je les admire je les aime et je les respecte. Je ne pourrais pas incarner un ou une artiste que je n’aime pas , il faut qu’il y aie un « feeling ».

 

A la mort de Michou avez-vous eu peur que son cabaret ferme définitivement ses portes?

Oui il y a eu une période de doutes… et des craintes…

 

Tu as, si je ne me trompe pas, décidé de quitter le cabaret de Michou, c’est une décision que tu as prise après son décès? tu avais déjà envisagé de quitter ce cabaret? Pourquoi?

Oui c’est cela … j’y pensais déjà pour la simple et bonne raison que je m’ennuie vite dans une routine, et travailler dans un cabaret 6 jours sur sept en est une … je suis comme ça, il me faut toujours de nouveaux objectifs et de nouveaux défis… mais je pense en effet que sa disparition a accéléré le processus de ma décision, pour moi quelque chose était terminé quand il est parti … je pense que je suis parti au bon moment …

 

Je te sais très perfectionniste comme une artiste que tu apprécies, Mylène Farmer, c’est le genre de carrière que tu aurais aimé avoir si tu avais été par exemple chanteur?

Quel artiste ne rêverait pas d’une carrière comme celle de Farmer ? La différence est que je n’aimerait pas être connu et surtout reconnu dans le rue, être obligé de se cacher etc Ce n’est vraiment pas attirant pour moi. C’est pour cela que j’ai toujours aimé ce côté anonymat, dès que je me démaquille je redeviens un garçon comme un autre ….c’est appréciable !

 

Le confinement, voilà encore une épreuve pour tout ce qui touche au monde du spectacle, comment ressens-tu les décisions prises par le gouvernement français, penses-tu que les artistes sont pris en considération?

Lors du premier confinement je n’avais pas à me plaindre, au cabaret nous étions en cdi donc nous avions droit à l’activité partielle. Il est certain que j’ai pensé et je pense encore aujourd’hui à mes collègues intermittents et aussi aux patrons d’établissements… Pour moi le premier confinement m’a fait réaliser ce que je voulais faire de ma vie et m’a aidé aussi à prendre des décisions importantes pour mon avenir. C’était pour moi le côté positif de cette décision du gouvernement. Étant à la base aide soignant , j’ai pendant le premier confinement, remis ma blouse blanche et je suis allé aider les services hospitaliers. Cela m’a permis de m’occuper et d’aider les équipes et les patients.

Les mesures sanitaires face à cette crise sont-elles assez fortes selon toi?

Je ne sais pas … la critique est facile … je n’aimerais pas être à la place de ces personnes qui doivent prendre ces décisions …

 

Etre amoureux, partager des moments à deux dans des instants compliqués tels qu’on le vit aujourd’hui c’est important pour avancer? pour garder le moral?

OUI ! Il est vrai que si j’avais été seul pendant ces moments je n’aurais peut être pas été aussi positif … c’est très important.

 

Quels sont tes projets, si tu peux nous en dire plus?

Mon projet premier était de retourner en Alsace, ma région de cœur. C’est chose faite et j’en suis très heureux. Ensuite j’ai plein de projets en tête, des petits et des très grands … je ne peux pas trop en dire pour l’instant , je crois et j’ai peur des « mauvaises ondes » … En tout pour la plupart ils pourront se réaliser une fois cette crise terminée … Sinon je souhaite retourner à la rencontre des gens … comme avant repartir sur les routes pour leur présenter mon travail d’artiste, en France et à l’étranger …

 

La covid 19 pourrait-il mettre en péril ces nouveaux projets?

Oui … mais j’essaye de mettre à profit ce temps de pause imposé pour fignoler mes idées, travailler de nouvelles choses … il faut toujours tirer du positif d’une situation, si on le cherche bien on le trouve 😉

 

Influence te soutiendra bien évidemment, que peut-on te souhaiter pour le moment?

C’est très gentil … me souhaiter de remonter sur scène bientôt ! Ça me manque …

Notre invité: Tom York : « Le nouvel album évoque le premier sentiment que l’on ressent lors d’une première rencontre,de tout ordre,quelle soit amoureuse,amicale,celle avec un pays… ».

Notre ami, Tom York, a sorti son troisième album, Euphorie du trouble, un disque qui se veut plus mature mais qui reste dense et qui témoigne de l’évolution de l’artiste. Un disque qui contient 13 titres et qui est actuellement défendu par le single, Shine. Tom nous a fait le plaisir de répondre à nos questions et d’être notre premier invité pour ces nouvelles interviews qui vont marquer les 14 ans d‘Influence.

C’est la rentrée et ce 04/09 est aussi un grand jour pour toi, peux-tu nous dire pourquoi?

Bonjour a tous les lecteurs et lectrices d’Influence,aujourd’hui c’est la naissance de mon troisième album Euphorie du trouble,trois ans après le précédent Les reflets du passé. Me voici de nouveau papa lol

Comment est né ce nouvel album?

Cet album a été plus long que les autres a réaliser car j’ai commencé le processus de création pendant l’exploitation du précédent,il y a presque deux ans.Je me suis retrouvé enfermé dans une espèce de boucle qui devenait peu a peu étouffante,j’étais a la fois en promotion,en tournage de clips et le sentiment d’obligation de finir rapidement ce troisième album afin qu’il n’y ai pas de temps mort entre les deux. Il est arrivé un moment ou j’ai senti que je ne pouvais plus,je dormais 4h par nuit,tout tournait en boucle dans ma tète,j’avais besoin d’une pause,j’ai donc délaissé l’album de longs mois et m’y suis remis en septembre de l’année dernière. A partir de la tout s’est rapidement mis en place et j’ai pu le terminer.

Pourquoi ce titre? Euphorie du trouble?

L’album évoque le premier sentiment que l’on ressent lors d’une première rencontre,de tout ordre,quelle soit amoureuse,amicale,celle avec un pays,une rencontre furtives,un premier regard,tout ceci vous trouble et vous place dans un sentiment d’euphorie,d’allégresse,même si l’ont sait qu’au final cela ne dure que peu de temps.

Les visuels sont très travaillés, on le voit avec la pochette qui est sublime. Est-ce toi qui a opté pour ce genre de photos?

L’idée des visuels,tout comme celles des clips provient toujours de moi,je suis assez « control freak » sur ce genre de choses,je me laisse rarement convaincre d’opter pour autre chose quand je suis sur que musique et image vont matcher.Je voulais aussi quelque chose de différent du précédent album.

Le covid 19 a changé beaucoup de chose et touché particulièrement le monde artistique, comment as-tu vécu le confinement?

Au tout début du confinement je me suis dis que je ne pourrais jamais resté enfermé tant de temps,c’est très curieux en fait car ce n’était pas tant le fait de ne pas pouvoir sortir qui me gênait car je travaille beaucoup chez moi,c’était plus le fait ne plus avoir le choix de sortir ou pas,de perdre le contrôle sur son quotidien,puis finalement les deux mois sont passés très vite et je pense que l’être humain a une faculté d’adaptation assez étonnante.

En qualité d’artiste penses-tu que le gouvernement prend le temps de réfléchir à la situation du monde artistique?

Honnêtement je pense que le gouvernement n’as que faire du monde artistique,il n’y a qu’a voir les millions qui ont étés distribués pour aider,a juste titre,les autres professions,les artistes sont les grands oubliés de cette crise,combien vivent des concerts et ne peuvent plus en faire depuis de mois,tous les Dj’s qui ne peuvent plus mixer,les tournages qui sont bloqués ou plus que difficiles a mettre sur pied.Les politiques savent se remémorer le monde artistique quand ils ont besoin de crédits au yeux de leur électorat en s’affichant avec un tel ou un tel,mais tout ceci n’est que de la poudre aux yeux!

Quand tu as préparé ton nouvel album, as-tu été influencé par cette épidémie qui touche le monde entier? As-tu changé ta façon de voir ce monde?

Très honnêtement cette crise sanitaire n’as rien changée a la conception de l’album car il était déjà en cours bien avant qu’elle n’arrive,avec son fil conducteur et son univers. Et puis je n’ai pas besoin de voir les milliers de morts défiler pour réaliser que l’humanité est sur la mauvaise pente depuis bien trop longtemps pour espérer inverser la tendance. Ce n’est pas être pessimiste mais réaliste,j’ai juste a descendre dans la rue et observer le comportement des gens pour me rendre compte que le respect n’existe plus depuis longtemps et que tout le monde est centré sur son propre nombril,je plains les futures générations…

Quels sont tes projets?

J’aimerais pouvoir tourner un clip pour Shine et les singles suivants,je sais que cela va être très compliqué mais je vais trouver une solution,peut être regrouper plusieurs titres dans un long clip. A part ça je vais entrer a partir d’aujourd’hui en promotion de l’album,je ne veux pas refaire l’erreur d’entrer dans un nouveau processus de création et penser a la suite,je vais vivre avec cet album et on verra pour les projets futurs dans quelques mois.

Actuellement, le disque est défendu par le titre, Shine, est-ce toi qui décide quel single va être mis en avant et dans ce cas pourquoi ce titre et pas un autre?

C’est moi qui décide en effet quel single va sortir ou non,je pense avoir un flair par rapport a ces choix,la seule fois ou j’ai écouté et fais confiance a mon entourage sur le choix d’un single c’était pour Before You Go et malheureusement il n’as pas fait les scores ni les passages radios des autres titres,donc je reste maître tout ceci.

On dit que ce disque est l’album de la maturité, qu’en penses-tu?

C’est le terme qui revient le plus des retours d’écoute de l’album,il est forcement plus mature puisque je vieillit moi aussi,je pense qu’il donne cette impression par rapport a la production des titres et aussi car je n’ai pas cherché a faire des sons « a la mode » comme j’avais plus le faire avec Summer Rain qui surfait sur la vague tropicale house. Je dirais que cet album est plus « adulte » finalement.

Pour les fans, comme moi, peut-on trouver cet album partout?

Pour cet album le choix a été fait de ne le mettre que sur une unique plateforme,Bandcamp,qui permet de l’écouter en streaming illimité et sans abonnement et de pouvoir le télécharger a un tout petit prix,il sera ensuite proposé en édition physique sur cette même plateforme,ce que ne proposent pas les autres. On a fait ce choix afin de plus avoir a « engraisser » continuellement les distributeurs habituels qui font repayer chaque années le maintien des singles et albums sur les plateformes,ce que je trouve scandaleux. Bandcamp va également me permettre de pouvoir remettre en vente mon premier album qui n’est plus disponible et tous les singles et maxi qui ont disparus de mon catalogue. Je vous invite a me suivre dessus pour ne rien manquer des sorties et rééditions a venir: https://tomyorkofficial.bandcamp.com

Que peut on te souhaiter?

De revivre de nouveau une Euphorie du trouble au détour de nouvelles rencontres..

Merci Tom de nous faire confiance et de nous retrouver à chaque sortie d’album pour participer à nos interviews.

Merci de m’avoir de nouveau invité sur Influence pour la sortie de cet album et j’espère qu’il plaira au plus grand nombre 🙂

 

 

 

Julia : son premier album « Passe…comme tu sais », maintenant disponible

Julia

L’attente est enfin terminée pour les fans de la jeune Julia et pour celles et ceux du duo Farmer/Boutonnat !

La nouvelle gourmandise pop de l’été vient de sortir. Julia sort aujourd’hui son premier album « Passe…comme tu sais ». 11 titres dans la pure veine des tubes de Mylène et Laurent.

A la rédac’, nous avons déjà des coups de coeur énormes…Baptême en l’air, Utopie, 9 vies, Passe comme tu sais, Mon Héritage…

Si beaucoup de titres semblent directement inspirés de la période faste d’Alizée, c’est justement ce qui nous a complètement embarqué. Un petit bonbon pop sans prétention qui n’a de cesse de nous rappeler que l’univers de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat associé à la jeune Julia et sa voix impeccable, font mouche. N’ayez aucun préjugé, laissez vous embarquer, c’est frais, c’est pop et diablement efficace.

https://smart.lnk.to/JuliaPCTSAlbum

Redécouvrez nos précédents articles ICI(interview), ICI, ICI

Mademoiselle K en Interview avec Sun Hit Music Mars 2020

Katherine, aka Mademoiselle K, vient de sortir « ça me vexe » en vinyl et à cette occasion elle repartira prochainement en tournée.

La 1ère édition vinyle de l’album à succès « Ca me vexe ». 100 000 albums vendus depuis la sortie CD en 2006 avec des succès inoubliables comme «  »Ca me vexe » », «  »Jalouse » », «  »Ca sent l’été » », «  »Plus le cœur à ça » »… et des duos et prestations mémorables avec notamment Zazie et Jacques Higelin…

Véritable icône rock en France, c’est un vrai défi pour elle et elle dévoile au micro de notre partenaire Sun Hit Music ses futurs projets et parle de cette tournée spéciale.

Elle sera à la Cigale à Paris le 03 décembre prochain et en tournée.

Julia en Interview pour la sortie de son premier album.

Nous y sommes ! A tout juste un mois de la sortie de son premier album écrit et composé par Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, Julia s’est confiée au micro d’Audeline (Sun’hit Music) pour une interview pétillante et pleine de bonne humeur.

Spontanée et sans langue de bois, Julia s’exprime au micro de notre webradio partenaire et nous parle de son expérience dans The Voice Kids, de son premier album, de Mylène Farmer bien sûr et bien d’autres encore !

Une véritable dose de bonne humeur en cette longue période de confinement. Merci à elle !

Nouvel album « Passe…comme tu sais » , sortie décalée au 19 juin mais d’ores et déjà disponible à la précommande : https://smarturl.it/JuliaEtToiMonAmour

L’Invité d’Influence: Dilomé:  » Je veux que ma musique puisse voyager ».

Interview proposée par Andie et Nawel

Qui aurait pensé, que Dilomé prendrait du temps pour Influence ? Et bien, incroyable mais vrai ! Beaucoup d’entre nous l’avons découvert avec le télé-crochet The Voice, ou même ses covers. A la suite de son titre Fais de moi, il a consacré du temps pour une interview :on y découvre son parcours, quelques anecdotes et mots forts qui j’espère vous satisferont. Très belle lecture, Andie ☺

Si vous deviez vous présenter en tant qu’artiste que diriez-vous ?

Je dirais que Dilomé est un artiste qui à force, s’est forgé une musicalité, et a avancé. Mes influences sont plutôt françaises et dans la pop américaine, mais je n’ai aucune limite. Et plus ça ne rentre pas dans les normes, mieux c’est !

Après mon bac, mes parents étaient à fond dans les études et voulaient que je m’oriente en architecture. La musique étant tout ce que je voulais faire, je suis parti du domicile familial à 19 ans pour Montpellier : j’avoue qu’à ce moment là, ils avaient une réticence, mais ils voulaient que je sois heureux. Petit à petit, ils m’ont donné la confiance et le courage d’affronter The Voice.

Le public vous a découvert dans la saison 6 de The Voice, comment êtes-vous arrivé aux auditions à l’aveugle ? Aviez-vous déjà un coach de préférence avant de monter sur scène ?

Avant d’intégrer The Voice 6, je faisais des covers : c’est comme ça que l’on m’a repéré. Vous imaginez que l’enchaînement a été direct : pour la première fois, j’accédais à une scène beaucoup plus fermée, avec un public qui en attend beaucoup sur le plan musical. C’était ma première scène avec caméra, j’ai eu très peur.

Je rêvais d’avoir Zazie en tant que coach : son dynamisme, sa folie, tout…

Au moment de l’audition à l’aveugle, mon corps était là mais pas ma tête : j’avais du mal à réaliser ce qu’il se passait mais j’étais à fond, et j’ai tout donné à cette audition : Zazie s’est retournée en premier. Je n’ai pas hésité à la suite : elle appréciait. Elle me disait que j’étais pleins de paradoxes.

Je suis fier de moi, parce que j’ai réussi à le faire grâce aux personnes qui me soutiennent : de base, je suis quelqu’un de très timide.

Si vous deviez en garder un souvenir, lequel serait-il?

Sans hésiter : ma battle avec Emiliana, un moment énorme. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais avant les battles, tous les candidats se retrouvent : quand on s’est vus pour la première fois, on s’est de suite adorés. Mais après, il a fallu s’affronter face à la battle. Rassurez-vous, depuis, on se soutient mutuellement, j’ai très souvent de ses nouvelles. C’est vrai, même si je n’ai pas gagné The Voice, cette émission m’a permis de gagner en visibilité et d’avoir des proches comme Emiliana : à vrai dire, j’ai tout gagné.

Après l’aventure, vous avez fait la joie des internautes en postant régulièrement des covers sur votre chaîne Youtube! C’était important pour vous de garder ce lien avec ceux qui vous ont soutenu depuis le début ?

Carrément ! Mon public m’a découvert bien avant l’émission, quand je faisais des covers : je ne pouvais pas arrêter d’en faire, sous prétexte d’avoir fait une grande émission ! C’est dans ma nature, d’être reconnaissant aux personnes qui me soutiennent, j’étais dans l’obligation de continuer. Il est vrai, que j’ai été un peu freiné, comme j’ai travaillé sur mon titre “Fais de moi”. Mais, j’aimerais vraiment reprendre ce concept : ce ne serait pas mal de faire une version Acoustique du single, non ?

Vous avez par la suite, signé avec le label Capitol ! Quel a été votre ressenti quand vous avez mis les pieds dans le label?

J’ai ressenti beaucoup de fierté : avec ma famille, on a tous fêté ça. J’ai vu de la fierté dans les yeux de mes parents… C’est ce qui m’a davantage donné confiance en moi.

Après c’est vrai, je ne réalise pas totalement : Peut-être quand je ferai des lives (rires) ?

Récemment, vous avez sorti un premier single nommé “Fais de moi”, comment le décririez-vous ? De quoi vous êtes-vous inspiré pour le scénario du clip ?

C’est l’un des premiers titres de mon album : il a été écrit par Kerredine Soltani (qui a composé pour des artistes comme Zaz). Ça s’est vraiment passé au feeling : on a eu une rencontre au studio, ça a été le coup de foudre musical immédiat. Je le considère comme mon grand frère, il me donne beaucoup de conseils. C’est lui qui a permis d’exprimer mon besoin de chanson urbaine (pop).

« Fais de moi” parle d’amour passionnel mais destructeur : c’est pour moi une façon de partager ma lettre d’amour, mon expérience personnelle sur une relation passionnelle, mais destructrice et toxique. On a un sentiment partagé mais qui façonne cette situation avec ma musicalité. C’est un sujet qui finalement peut toucher beaucoup d’entre nous, j’y tenais. Pour le clip, j’ai voulu le rendre simple mais classe, mais en faisant la liaison entre le clip et The Voice. Et vous constaterez un changement physique dans le clip ! Il faut dire, de se voir à la télé, ça fait réaliser qu’il fallait faire quelques rectifications (rires).

On imagine, qu’un album est en vue ! Quelles en seront les couleurs ?

Et ce n’est pas encore terminé : j’ai essayé de me dévoiler petit à petit.

On apprend de ses erreurs : j’ai pris ça, travaillé chez moi, continué de perfectionner ma voix, et je peux toujours continuer. C’est ce que je veux partager dans cet album : Que cela me ressemble le plus, être fidèle à mon public et à moi-même.

D’autres projets à venir et dont vous pouvez parler ? Enfin, quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes souhaitant faire de la musique leur métier ?

Qu’un maximum de personnes découvrent mes projets et y adhèrent, et que je leur propose un deuxième album, pourquoi pas ? Pleins d’idées fusent : moi si l’on m’écoutait, je pourrais faire du Blues (rires). Mais aussi, continuer la proximité avec le public pour leur dire merci pour tout : si je suis là où j’en suis, c’est grâce à eux.

Et à ceux qui pensent que tout est foutu, qu’il n’y a rien à faire … Tout est possible : il faut provoquer la chance ! Parce qu’en remettant les choses dans le contexte, je suis parti de zéro : je n’avais pas de famille qui travaillait dans la musique, j’ai dû faire les choses tout seul. Alors j’ai trouvé des solutions, en utilisant par exemple Internet. De voir que cet outil m’a propulsé, me rend fier, et si mon parcours peut être un exemple pour d’autres : ça me rendrait encore plus fier.

Auriez-vous un dernier mot pour les internautes ?

Je voudrais vous remercier d’avoir lu l’article, s’il y a des gens qui me connaissaient d’avant et pendant The Voice. Merci pour votre force, tous les commentaires positifs : je veux que ma musique puisse voyager, j’espère y arriver avec d’autres.