[advps-slideshow optset="1"]

 

J’ai découvert Anthony Joubert sur scène lors de la générale de la pièce Revenir Un Jour (Remix) dans laquelle il joue actuellement, une très belle prestation mêlant humour et talent d’acteur, je me suis donc intéressé à la carrière de ce comédien prometteur. Je vous dirais qu’Anthony est dans la vie comme sur scène, un artiste généreux, humain, drôle et sincère. Le comédien a répondu à nos questions.

 

 

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis Anthony Joubert, comédien depuis 10 ans, je vous dirais que mon métier est avant tout une passion, j’ai toujours aimé tout ce qui touche aux métiers artistiques que ce soit chanteur, danseur, humoriste ou comédien et j’ai la chance de pouvoir vivre de ma passion.

 

Comment s’est passée ta participation à l’émission Incroyable Talent grâce à laquelle tu as été découvert par le grand public, quelles en ont été les retombées ?

Ce qui est drôle c’est qu’à l’origine je ne voulais pas la faire, c’est la production qui m’a contacté en me demandant de venir et de faire quelque chose ; je regardais l’émission avec mes potes et je leur disais que j’étais certain qu’un mec qui n’avait pas de véritable talent pouvait y cartonner ; en la faisant je m’attendais vraiment à me faire buzzer ; j’y allais vraiment avec le but de faire rire mes potes et finalement pas de buzz et une standing ovation et 5 millions de vues sur le web ! Ça m’a un petit peu propulsé cette histoire. Tout ceci avec une chanson écrite en dix minutes avec Eric Collado.

Ce qu’il y a de fort dans cette histoire c’est que je venais de perdre mes parents, j’avais la perruque de ma mère et le pantalon de mon père et c’est de la que j’ai crée le personnage, en plus l’enregistrement se faisait au Cirque D’Hiver là où Elie Kakou avait enregistré son dvd, je me suis dis que rien ne pouvait m’arriver, que cela marche ou pas, j’aurais vécu un grand moment, je n’aurais rien eu à regretter, et puis ce n’était pas moi réellement mais un chanteur, on ne m’aurait pas reconnu, et finalement le contraire s’est passé !

 

Tu as été chroniqueur chez Jean-Marc Morandini, As-tu toujours eu en toi cette envie de faire de la télévision ?

Ce qui est important c’est de toucher à autre chose.

L’émission Incroyable Talent m’a appelé à l’époque pour faire la deuxième partie de l’émission produite par Christophe Dubreuil. En fait dans les coulisses, moi je m’emmerdais un peu alors que tous les autres candidats s’entrainaient, je me suis baladé, j’ai discuté avec des candidats en plaisantant ; le cadreur de l’émission nous voit et il me donne un micro-cravate et il me dit vas-y je te suis fais ce que tu veux !

Je me suis dis quelle aubaine !, je vais enfin m’amuser, c’était ma recrée, je présentais des gens à un moment donné  et le producteur a vu ces images, il m’a appelé pour me dire qu’il avait apprécié ce que j’avais fait et il m’a proposé de le faire en deuxième partie de soirée avec Jérôme Anthony.

 

J’ai dit oui avec plaisir mais pour les directs des demi-finales je ne pouvais me permettre de faire tout et n’importe quoi, car c’était quitte ou double , alors j’ai eu l’idée de lire des mails écrits pendant le direct en les maquillant un peu.

Et c’est là que l’histoire de Jean-Marc Morandini est belle, car il tombe sur ma prestation et il me demande de le faire tous les jours dans son émission et c’est de là qu’est parti l’enchainement.

La première chez Jean-Marc Morandini a été extraordinaire avec Afida Turner, il a eu un gros clash, elle pète un câble pendant l’émission et j’avais de quoi lui répondre avec ma répartie de scène, ça a fait le buzz avec je crois 1.5 millions de vues sur Youtube.

 

Tu es multi talents, tu as fait une incursion dans le monde de la chanson également, Peux-tu nous parler du titre A Fond Pour Arles-Avignon ?

C’est une équipe de foot qui me touche, c’est là-bas que j’habite, ce sont mes racines, quand on me disait quand Arles-Avignon est monté en première division que c’était une deuxième équipe de Marseille, je disais que c’était différent car nous avons nos couleurs camarguaises, celle des taureaux et des gitans.

J’ai écrit une sorte de ska jazz manouche avec un rythme guerrier et comme j’aime bien chanter ça ne m’a pas gêné de l’interpréter.

 

 

Tu es actuellement à l’affiche de la pièce Revenir Un Jour (remix) de Franck Le Hen, Peux-tu nous parler de ton personnage ?

Mon personnage existait déjà dans la première version, j’ai un peu la même sensation qu’en regardant la série Malcolm qui est une série dérivée de The Middle, comme si finalement j’étais le cousin du personnage de la première version.

Un agent ma contacté en me disant qu’il pensait à moi pour ce rôle et qu’il voulait que je fasse un essai.

Je me dis une pièce de théâtre pourquoi pas, à l’origine je suis généreux sur scène et j’aimerais bien la partager avec des gens et ça me changerait du One Man Show.

J’ai regardé de quoi parlait la pièce, les Boys Band, ça me convenait, mais je me suis rendu compte que le rôle devait être retravaillé car le personnage était inexistant. Franck Le Hen me l’a expliqué plus tard, en fait il voulait préserver ce personnage qui compte beaucoup pour lui.

On a donc fait de lui un personnage qui aime le cul et j’ai fourni les vannes qui me correspondent aussi dans cette pièce.

 

As-tu d’autres projets théâtraux cette année ?

Oui, j’ai un projet qui me tient à cœur, je vais faire mon one man show en version musicale avec un batteur et un pianiste, on le peaufine actuellement.

On l’a déjà joué 4 fois et je suis très heureux car le succès est au rendez-vous et j’ai hâte de l’amener un petit peu partout en France.

Pour le reste, j’ai quelques propositions, j’attends de voir, je reste open mais je suis cela dit très occupé.

 

Ton métier premier, dirons-nous, c’est d’être humoriste. Peux-tu nous parler de ton One man show, Où pouvons-nous te voir ?

Mon One Man c’est l’histoire de ma vie, il est à 90% autobiographique, c’est l’histoire d’un jeune qui se fait mettre à la porte de chez ses parents, que sa copine quitte quand il dit qu’il veut devenir humoriste, il monte à Paris et il a envie d’avoir du succès mais en fait c’est le début de la galère, il joue partout où on l’accepte les bars, les endroits bizarres, les rencontres avec des producteurs…

J’y parle de mes parents, de ma montée à Paris, d’Incroyable Talent, …, j’en parle avec humour, c’est un peu comme une thérapie, au lieu de payer un thérapeute, je raconte ma vie et c’est les gens qui paient pour m’écouter.

Je serais prochainement à La Comédie Des Suds à Cabriès le 2 mai, à Ormesson-sur-Marne le 23 mai au Centre Culturel Wladimir D’Ormesson du 28 au 30 mai à Lille au Spotlight et les 12 et 13 Juin à Saint-Riquier au Préô.

 

Quelle serait ta référence première dans l’humour ?

Elie kakou depuis que je suis gosse mais ce n’est pas du tout ce que je fais sur scène, j’ai toujours été séduit par sa mise en scène.

J’ai une vraie histoire avec cet artiste.

Plus jeune, j’étais très timide et je l’imitais pour faire rire les copains.

Je l’ai vu quand il est venu à Arles, j’ai récupéré le ballon du sketch du professeur, il y a eût un échange entre nous, je lui ai écrit par la suite, et l’année d’après je l’ai attendu à la sortie de son spectacle pour avoir un autographe et il s’est souvenu de moi.

J’ai été beaucoup marqué à son décès, j’ai tissé des liens avec la personne qui gère son fan club ainsi qu’avec Brigitte la sœur d’Elie.

J’ai fais pour mes 10 ans de carrière un spectacle avec un hommage à Kakou et sa sœur m’a prêté sa casquette et finalement elle me l’a offerte après le spectacle en me disant « Elie Kakou est mort cette casquette a besoin de vivre, tu la gardes et je suis sure que cela ferait plaisir à Elie. »

Rien que d’en parler, j’en ai des frissons.

 

Qu’est ce que tu n’as pas encore fait et que tu aimerais tenter à l’avenir et cela dans n’importe quel domaine ?

Le cinéma me tente beaucoup, j’ai déjà eu des petits rôles mais j’aimerais en avoir un plus conséquent et pas forcément dans l’humour et j’aimerais vraiment m’y exercer.

 

La tradition sur Influence est de laisser le mot de la fin à notre invité…

Je vais penser aux lecteurs qui vont lire mon parcours, comme je le dis toujours je ne suis pas une star, je suis micro connu.

Si une personne a envie de faire ce métier plus que tout, cela ne doit pas lui péter à la gueule du jour au lendemain en se disant voila je veux faire artiste sinon ce n’est pas vraiment un artiste, cela doit être plus profond, si c’est ça alors je dirais Crois en tes rêves ! Vas au bout de tes rêves et tu verras tu ne le regretteras jamais, et même si tu n’arrives pas au bout, tu auras essayé et tu n’auras rien à regretter. On n’a qu’une vie, si on ne le fait pas maintenant, on ne le fera jamais !