Christophe ne fait rien comme les autres, il va donner un concert au Château de Versailles. Oui, mais pas dans la cour principale, il se produira au bassin de Neptune dans les jardins. D’autres auraient fait cela un 14 juillet, lui donne cette grande soirée le 15 et pour cela il a convié des amis sur scène pour l’entourer. Christophe mène sa barque comme il l’entend et ça lui réussi plutôt bien jusqu’ici, arrivant même, sans le vouloir, à se faire un nouveau public plus jeune avec des sonorités électro.

Je remercie encore Christophe pour sa spontanéité et sa simplicité, et pour nous avoir accordé cette interview, alors qu’il n’a plus rien à prouver au vu de son talent et de sa longévité.

Vous donnez un grand concert au bassin de Neptune au château de Versailles  ce 15 juillet, qui a eu l’idée de se produire dans ce lieu magnifique ?

On m’a proposé l’idée et j’ai pris une semaine de recul pour réfléchir et j’ai accepté parce qu’une histoire comme ça, ça vaut le coup de rentrer dans le film et de la jouer.

On sait que vous êtes perfectionniste, depuis quand et comment travaillez-vous ce concert ?

Je suis assez dans l’expérience, je cherche quelque chose plus que d’être perfectionniste, je crois. Je le suis un peu dans les sons et le travail de l’album mais sinon je laisse beaucoup une part au hasard, je n’aime pas que les choses soient complètement créées à la seconde près. J’aime quand il y a un feeling, que tout le monde prend le temps de prendre ses marques. Après c’est une vision de tableau, à tel endroit je vais essayer de faire telle chose avec tel artiste, il y aura des artifices, des lumières. C‘est vraiment un tableau mobile.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les fameux invités ?

Ce sont des artistes que j’ai choisi, je peux déjà vous dire qui ne sera pas présent et pourtant j’aurais beaucoup aimé mais j’y ai pensé trop tard. J’avais très envie de Marianne Faithfull, par rapport au lieu et à l’esprit du spectacle j’aurais bien vu un duo avec elle sur « Perfect Day » de Lou Reed. Il y aura comme d’habitude Helena Noguerra qui est là depuis le début et mes musiciens, des surprises il n’y en aura pas tant que ça et elles vont être plutôt jeunes car j’écoute beaucoup de choses. Sinon c’est surtout un concert qui va se rapprocher de l’Olympia.

Vous êtes souvent repris par la jeune génération, est-ce que cela vous touche ou ressentez-vous une autre émotion?

Ca ne me fait pas d’effet, j’écoute et en fait j’ai l’impression que c’est leurs chansons et pas les miennes. C’est toujours sympa quand même mais je ne peux pas dire que je frappe des mains.

Avez-vous parfois une certaine lassitude à reprendre vos anciens tubes qui vous ont rendus célèbres ?

Pas du tout mais comme on parle des reprises je serais plus flatté, je pense, si j’entendais quelqu’un reprendre quelque chose que je fais maintenant

Votre dernier album « Aimer ce que nous sommes » à des sonorités très pop/électro, est-ce la une envie de changement musical de votre part ?

Pas vraiment, en fait je ne prémédite pas les choses. Ce sont les choses qui viennent à moi et qui sont les compositions et les sons du moment. Il y a quand même un lien sonore que je trouve dans tous les albums et celui-ci est pour le moment mon préféré. Il y aussi « Le beau bizarre » que j’adore, un moment ou j’étais vraiment dans mon film et aussi « Bevilacqua » en 96. Le nouveau retrouve bien les émotions et des hauts et des bas de la vie.

Avez-vous conscience aujourd’hui d’être un artiste à la mode et qui surtout attire un nouveau public plus jeune ?

Non en fait c’est un truc que j’apprends comme ça en parlant avec vous et d’autres. Mais c’est quelque chose qui me projette encore plus dans ma passion.

Sur cet album, on peut entendre la voix de la comédienne Isabelle Adjani, comment s’est passé l’envie et la collaboration ?

C’est comme un metteur en scène qui fait son film et qui se dit, bon voila c’est elle que je veux. Et bien pareil, je l’ai choisie pour faire l’ouverture, pour faire les petits cris dans « Tonight tonight ». On a fait des essais et après on garde ou pas. Mais il est vrai qu’Isabelle j’y tenais beaucoup.

A-t-elle accepté votre invitation facilement ?

Elle a été d’accord assez rapidement oui, après on a pris du temps pour finaliser car c’est quelqu’un qui aime prendre son temps et comme moi j’aime prendre le mien ca n’a pas posé de problèmes.

Un coffret intégral est sorti il y a peu de temps. Avec ce genre d’objet quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Carrière je n’aime pas ce mot, comme métier, pour moi c’est vraiment une passion. Mais sinon c’est une carrière où je suis dans l’instantanée, je n’analyse pas, ou inconsciemment, le temps passé.


Donc en étant dans l’instantané, je suppose que vous n’avez jamais pensé à faire votre tournée d’adieu ?

Non non (rires) je ne suis pas du tout dans le formatage du show business, ce n’est pas pour moi ça.

Avant de vous souhaiter un très bon concert, auriez-vous un mot de la fin comme le veut notre tradition ?

Vous, c’est votre art de vivre de voir les choses par votre site que je ne vois pas, j’aime beaucoup aussi l’inconnu et ne pas trop savoir. Mais quand vous me dites que des jeunes viennent vers ce que je fais, j’aimerais bien que cela continue. C’est toujours une bonne nouvelle.

 

L’album « Aimer ce que nous sommes » et le coffret édition limité des 114 chansons de Christophe sont encore disponibles dans les bacs.



La tournée à commencé en Mars dernier comprenant 3 soirs complets à L’Olympia et elle mènera Christophe un peu partout en France jusqu’en décembre prochain, informations et réservations sur les sites habituels.

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