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Pier et Flo composent le duo Cassandre, ils ont sorti il y a quelques mois leur second album éponyme chez MyMajorCompany, 11 titres qui leur ressemblent, 11 textes magnifiques servis sur un plateau d’argent par deux artistes à l’univers esthétique et envoutant à l’image de leurs clips. Cassandre ira loin, ce n’est que le début d’une carrière que nous leur souhaitons longue et jalonnée de beaux moments en studio et avec leur public ! Pier et Flo ont répondu à nos questions !

 

Comment est né Cassandre ?

 

Cassandre est né il y a plusieurs années sur les bancs de la fac, grâce à des amis communs.

Pier faisait déjà de la musique et nous avons commencé à co-composer et co-écrire ensemble, au début par pur plaisir, sans aucune ambition ni artistique ni autre, tout se faisait uniquement par pure amitié. Très vite, un petit répertoire de chansons est né et des amis nous ont motivés à faire un tour de chant. Puis il y a eu Paris, la rencontre avec un manager et de fil en aiguille, c’est devenu ce que c’est aujourd’hui !

 

Pouvez-vous nous expliquer le choix de votre nom de scène ?

 

Quand nous avons décidé de faire un duo – sans s’en rendre compte d’ailleurs car tout s’est fait naturellement – il y avait un prénom que Pier affectionnait tout particulièrement et ce prénom était Cassandre, pour la sonorité du prénom d’abord mais aussi pour tout le bagage mythologique véhiculé avec ce mythe de cette terrienne qui voit l’avenir sans être crue.

Ce personnage nous parle beaucoup avec son destin tragique.

C’est vrai également que dans notre album, nous avons un regard sur le monde comme spectateurs avec un avis comme tout le monde mais nous ne pouvons rien y changer un peu comme Cassandre qui voit l’avenir sans pouvoir être crue.

 

Vous destiniez-vous tous les deux à la musique à l’origine ?

 

Pier fait de la musique depuis l’âge de 10 ans avec une formation classique de solfège et de piano en conservatoire et écoles de musique, il écrit et compose des chansons depuis l’âge de 15 ans.

Nous nous sommes rencontrés à 18 ans et Cassandre est né tout naturellement.

Pour Flo, la démarche de devenir chanteur n’était pas évidente du tout et c’est vraiment dans ce duo-là que Flo le chanteur s’est révélé. En dehors de ce duo, il n’y aurait pas Flo le chanteur, il y aurait Flo autre chose (rires) ; artiste certainement mais pas forcément chanteur. C’est vraiment une chance d’avoir créé ce duo et ce n’est pas donné à tous.

Finalement sans cette rencontre, Pier aurait peut-être continué à faire des chansons dans son coin et ça se serait arrêté là. Il y a peu de rencontres comme celle-là dans la vie et ça fait partie des choses qui changent le cours de votre vie.

Cassandre - DR

Est-ce le cover de Lady Gaga sur Alejandro qui a lancé la machine ?

 

C’est un peu lié, c’est le cover mais aussi la diffusion dans X Factor sur M6. C’est un tout et c’est là aussi que l’on voit la grande force de la télévision.

C’est certainement ce qui a probablement augmenté notre base de personnes sur Facebook et qui a peut-être fait que le projet d’un album participatif au sein de MyMajorCompany a été rendu possible.

Le fait d’utiliser une chanson de Lady Gaga nous assurait une certaine visibilité mais ce qui a réellement changé les choses a été cette diffusion sur X Factor.

 

Cassandre, votre album éponyme, est votre second album après la parution en 2010 de « Il Etait Une Histoire », que s’est-il passé entre ces 2 albums ?

 

(Rires)

Il y a eut une évolution musicale mais aussi des rencontres entre ces deux albums !

Le premier album a été autoproduit et c’était vraiment du made in Cassandre à 100% ; « Il Etait Une Histoire » était notre bébé mais il faut s’avouer qu’il faut aussi savoir déléguer aux autres musicalement ; le mixage n’est pas inné et pour la programmation c’est bien de collaborer avec d’autres personnes pour élargir le son et pour le rendre plus fort, ce que nous avons fait pour le second album avec Tiery F, un artiste très talentueux qui sait s’adapter aux univers des différents artistes avec qui il travaille. Nous avons vraiment collaboré main dans main sur cet album.

Le 1er album a été fait avec nos propres moyens alors que le 2nd a été réalisé avec les moyens qu’il faut pour l’ambition que nous avons.

Le chemin s’est fait progressivement, nous avons eut un grand soutien, celui de Mustapha El Atrassi qui a tout fait pour nous faire connaître auprès des professionnels, il a joué un grand rôle pour cet album mais indirectement car grâce à lui le milieu professionnel connaissait déjà le nom de Cassandre.

 

Vous réalisez un bel équilibre entre titres plus dansants et ballades plus intimistes, chaque univers représente-t-il l’un de vous où cet équilibre est-il nécessaire pour la scène par exemple ?

 

Chaque chanson nous représente, il n’y a pas de négociations, si une chanson figure dans l’album c’est parce qu’elle parle autant à l’un qu’à l’autre. Nous voyons bien les choses de la même manière et même si dans les échanges il peut y avoir des choses qui vont déplaire à l’un ou à l’autre, le résultat sera forcément unanime.

Est-ce un album adapté pour le live ?

Non, je pense que c’est plus dans notre tempérament d’aimer autant la douceur que l’énergie.

Rien n’est contrôlé, nous faisons simplement ce que notre passion nous dicte, s’il y a des titres up-tempo, des ballades ou des mid-tempo, c’est vraiment par goût. En live, les titres prennent une autre dimension.

Cassandre, ce sont également des textes forts et très actuels, je pense notamment à « Atteins Le Bonheur », « Ma Révolution » ou « Liberté » ; quels sont vos thèmes de prédilection ?

 

La liberté car c’est la clé de tout ; la liberté est aussi parsemée d’amour qu’il fasse du bien ou du mal. La quête de soi également, car nous sommes tous confrontés à des choix à faire, à des sentiments qui nous animent et qui nous empêchent d’avancer.

« Ma Révolution » ou « Atteins Le Bonheur » sont vraiment des chansons qui sont sur l’intériorité et la quête d’identité, il faut le plus possible essayer de se trouver et retirer les chaînes qui nous empêchent d’avancer.

C’est un album très introspectif et c’est aussi pour cette raison que nous n’avons pas voulu lui donner un nom particulier.

 

Quel serait le titre qui vous ressemble le plus sur l’album ?

 

C’est une question assez difficile car c’est un album vivant autant que nous le sommes. Il y a des jours où un titre va plus nous parler car nous serons dans une humeur particulière et le lendemain, ce sera quelque chose de plus profond, un autre jour, ce sera plus dans l’énergie ou plus dans la colère.

L’album, dans son intégrité, c’est vraiment nous et prendre une chanson serait réducteur car ça ne serait qu’une partie de nous.

« Nos Cœurs Libres » est votre nouveau single, le clip vient tout juste d’être tourné. Quelle est l’histoire de ce titre ?

 

C’est une chanson sur le thème de la liberté mais la liberté après le chaos.

« Nos Cœurs Libres » est née suite à des évènements douloureux dans nos vies parallèles : au même moment, nous nous sommes confrontés à la liberté mais une liberté qui n’était pas forcément sereine, celle de la reconstruction.

C’est un titre qui nous est cher et qui est toujours teinté de mythologie : on parle du bonheur – on cherche ce fameux Jardin des Hespérides. Nous y abordons également le mythe d’Orphée, le fait de se retourner et irrémédiablement perdre l’autre. Quelle que soit la perte et comment se reconstruire après une perte, c’est un peu la question que pose le refrain.

Quand on a aimé, c’est toujours difficile d’avancer sans se retourner et donc très difficile de trouver un équilibre.

Nous avons voulu choisir un titre encore plus introspectif après nos deux premiers singles. Dans « Nos Cœurs Libres », il y a quelque chose de très pesant dans le tempo ; dans les percussions, il y a quelque chose de très ancré comme si ça nous attirait vers le fond.

 

Je vous ai vus en 1ère partie d’Ysa Ferrer en janvier dernier à La Cigale, allons-nous avoir bientôt un concert de Cassandre à Paris ?

 

Il va y avoir tout d’abord quelques plateaux d’artistes cet été et nous préparons une date parisienne. Nous vous donnons rendez-vous le 3 octobre au Divan Du Monde à Paris et les places seront bientôt en vente !

 

En parlant d’Ysa Ferrer, une collaboration est-elle envisageable ?

 

Il n’y a pas de collaboration prévue mais c’est envisageable. Ysa est une artiste que nous aimons beaucoup.

Nous avons déjà collaboré ensemble mais plus sous forme de remix sur le titre « On Fait L’amour » il y a quelques années et nous nous sommes retrouvés le 10 janvier dernier à partager la scène avec elle sur ce titre-là en version piano-voix.

 

Quel serait votre mot de la fin ?

 

Nous avons vraiment hâte de retrouver nos 834 producteurs et toutes les personnes qui attendent de nous voir à Paris. Nous avons tardé mais nous voulions être prêts et faire les choses bien car c’est quelque chose qui nous importe beaucoup !

Soyez libres et heureux !

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