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On fait de belles découvertes au détour de mails envoyés, on prend le temps d’écouter, de s’intéresser à l’univers de l’artiste, on écrit un premier article, on a envie de plus ; un album ; une rencontre…Noemi est une jolie artiste à découvrir, son univers vous transporte quelque part entre rêve et réalité. L’artiste a répondu à nos questions avec simplicité et humour.

Peux-tu te présenter à nous et nous dire quel a été ton parcours musical jusqu’à présent ?

Je me prénomme Noemi ; je fais de la musique depuis longtemps maintenant ; c’est quelque chose qui est présent en moi depuis toujours, enfant, je savais déjà que je voulais être chanteuse et être sur scène.

J’ai commencé la danse très jeune dès mes 4 ans, et j’ai été intéressée très tôt par le théâtre et le piano.

Lorsque j’étais Bordelaise d’adoption, j’ai collaboré avec un groupe qui s’appelait Zimpala et qui évoluait dans un univers Electro-Jazz, Electro-Pop, nous étions signés sur un label indépendant qui s’appelle Platinum.

J’ai sorti mon premier EP en solo en 2011 puis j’ai pris le temps de faire mon premier album Les Pays Humides, je l’ai produit et j’ai quasiment écrit et composé l’intégralité de cet opus.

Avec cet album, je peux vraiment me présenter à vous, il est le fruit d’un long parcours, il est issu de rencontres avec des éditeurs, c’est aussi un peu un parcours du combattant, les choses ne sont pas faciles dans l’époque actuelle quand on veut défendre un projet comme celui ci.

Par ailleurs, j’ai fais beaucoup de choses dans mon parcours de musicienne, j’ai travaillé notamment dans la publicité aussi bien dans la composition que dans l’interprétation, j’ai fais ; récemment ; des compositions pour un court métrage mais aussi un spectacle pour enfants et j’ai collaboré avec pas mal de musiciens sur d’autres projets.

En tant que Noemi, chanteuse, Les Pays Humides est mon premier album et j’espère qu’il y en aura d’autres, c’est un commencent pour moi dans le fait d’assumer et de revendiquer cet objet artistique.

 

Peux-tu nous en dire plus sur ton album Les Pays Humides ?

Avec qui as-tu travaillé dessus ? Peux-tu nous expliquer le choix du titre ?

 

Pour financer Les Pays Humides, je suis passée par une opération KissKissBankBank, j’ai crée une structure, ce fût un vrai cheminement de construction pour en arriver au résultat final.

Les Pays Humides est aussi le titre d’une des chansons présentes, cette chanson est comme un mélange d’images de rêves que j’ai fais, la thématique de l’eau y était très présente.

Il y a beaucoup d’éléments naturels qui reviennent dans mes chansons que ce soit l’eau, l’air, le feu.

Ce titre exprimait vraiment bien l’ambiance de l’album avec une part un peu surréaliste, un peu sensuelle.

J’ai quasiment tout écrit et composé mais il y a également des personnes importantes qui y ont collaboré et que j’aimerais citer ; notamment Hélène Pince qui est une amie et une auteure géniale et qui m’a écrit 4 textes sur l’album, c’est un peu comme si nous avions 2 mondes imaginaires qui se répondaient ; j’ai eu le plaisir de collaborer également avec Sébastien Lafargue du groupe Autour De Lucie, qui a réalisé et arrangé 3 titres de l’album, c’est une très belle rencontre, Anthony Giraud a également participé à des arrangements. La plupart des autres titres, je les ai écrits, composés et arrangés ; il y a un côté minimaliste, un peu bricole que j’assume totalement.

J’aimais bien l’idée de mélanger des sons électroniques, des synthés, des boites à rythmes, des basses et puis d’un coup un gratte-gratte sur un tambour ou des percussions que j’ai fait moi-même à la maison avec un côté proche, un côté organique.

Sur l’album, on retrouve 2 duos avec Adrienne Pauly et Luce.

Je partage le titre Je Ne Pense Qu’A Ca avec Luce, c’est un titre qui traite du désir, je trouvais intéressant qu’il y ait plusieurs femmes qui s’expriment dessus.

Donne Moi Du Feu Mec est le titre de la chanson que j’interprète avec Adrienne Pauly, notre duo s’est fait de manière hyper spontanée après s’être pas mal croisées.

Ca a été comme une belle surprise, ça a fonctionné directement.

Je remercie également beaucoup le chanteur Christophe qui m’a permis d’enregistrer mon morceau Hippocampe dans son home studio et sur son magnifique piano !

Ce fut vraiment un très beau moment et un bel échange!

Sur l’album, je suis également accompagnée de musiciens talentueux comme Agnès Imbault et José Babeu.

On retrouve des KissKissBankers sur le titre Dans Tes Rêves, je leur ai demandé de me laisser par messages téléphoniques l’histoire d’un de leurs rêves.

 

Comment définirais-tu ton univers ?

C’est de la chanson Française, Variété, Pop, Electro.

Chanson Française car j’écris en Français, sonorités électroniques de par les synthés et les boites à rythme, le côté Pop et variété je le revendique car cela fait partie de mes influences.

Je t’ai comparée dans un article précédent à Emilie Simon, trouves-tu cette comparaison justifiée ?

On me l’a pas mal dit, il y a des similitudes vocales dans le fait de monter dans les aigus et aussi par rapport à l’univers électronique, mais nous sommes je pense assez différentes dans l’univers de nos textes.

Je ne me retrouve pas forcément dans son univers scénique, je me sens plus sauvage, plus déjantée sur scène.

Je ne voudrais pas qu’on me réduise dans le côté cristallin, je joue beaucoup avec ma voix, je ne voudrais pas qu’on oublie mon côté Rock, Latin et sanguin.

 

En 2011, tu as composé et écrit L’Eté Noir pour Luce, comment est née cette collaboration ?

 

A l’époque où Luce a remporté La Nouvelle Star, mon éditeur commençait à faire écouter mes maquettes à des maisons de disques notamment celle de Luce qui a trouvé que mes textes collaient à son univers.

Je n’avais jamais écrit pour quelqu’un d’autre auparavant.

Pour la petite histoire, j’étais chez mes parents, je me creusais les méninges et il a fallu que je m’engueule avec mon mec pour écrire L’Eté Noir.

On a attendu quelques jours et nous avons eu une réponse positive de la maison de disque, puis quelques jours avant la sortie de l’album, nous avons su que c’était le single, c’était une super surprise, je lui ai écrit un second titre La Reine Des Moules.

J’ai rencontré Luce qui est une chouette fille, jeune et à la fois pleine de maturité, elle dégage beaucoup sur scène !

Il y a une similitude dans nos voix, un côté théâtral, de la folie et un côté faussement naïf.

Il y a une vraie alchimie entre nous.

 

Qui retrouve-t-on dans tes influences musicales ? Je crois qu’elles sont très variées.

 

J’ai des goûts très éclectiques, enfant j’écoutais les vinyles de mes parents et notamment avec ma mère de la musique classique comme La Traviata, Chopin, à neuf ans j’écoutais du Klaus Nomi, ça a été un vrai électrochoc.

J’aime beaucoup la variété Française grâce à mes parents, Bashung, Barbara, Les Rita Mitsouko, Daho, Higelin, Souchon…

Plus tard, j’ai été marquée par Billie Holiday et Bjork.

Actuellement, j’aime bien Feu ! Chatterton et Jeanne Added par exemple

Je suis curieuse de tout, je suis sensible aux découvertes que ce soit Kendrick Lamar ou la musique du monde comme le Fado ou la musique tzigane.

Je me nourris de culture en général, le cinéma, les expositions de peinture, le théâtre…C’est un ensemble !

 

Poussières est ton nouveau single, peux-tu nous parler de ce titre et nous expliquer le clip ?

 

J’ai composé ce titre chez mes parents sur un piano un peu désaccordé, c’est une valse en 3 temps où j’ai posé un texte dessus.

J’ai trouvé dans une médiathèque de Paris un sample de grillon sur un disque d’illustration et je l’ai posé sur la maquette, c’est devenu un instrument à part entière et ça a crée une ambiance particulière.

Dans le texte on retrouve le questionnement sur l’autre, Qui es-tu, toi ?, ce questionnement que l’on peut se poser dans les transports en commun à Paris, sur le fait de croiser sans vraiment se croiser, que nous vivons dans des mondes parallèles.

Poussières aussi parce que j’ai un petit asthme et que Paris est polluée, cette poussière devient poussières sonore avec ces grillons également.

Pour le clip, j’ai eu l’idée de ces masques, j’ai imaginé ces gens qui marchaient et qui étaient masqués et qui représentaient l’Autre.

J’ai fait appel à une amie Ninnapouladaki qui est bourrée de talent et qui a créé une marque de masques basée à Marseille.

 

J’ai noté dans ta biographie sur Facebook que tu es présentée comme un tourbillon sensuel et onirique, es-tu une rêveuse ? De quoi sont peuplés tes rêves ?

 

Ils sont peuplés de beaucoup d’eau, de sensualité, de monstres, de peur.

Il y a un côté noir, un peu cauchemardesque parfois dans me rêves.

Je rêve parfois de trucs fous où je vole par exemple, des rêves où je chante aussi.

Mes rêves sont souvent différents.

 

Quelle va être la suite de ton aventure musicale ? Des concerts ? Un prochain single ? Des idées pour le prochain album ?

 

Il y a une prochaine date qui arrive, le 27 juin au Forum De La Bellevilloise à Paris, c’est un concert gratuit, il y aura un co-plateau avec la chanteuse et violoncelliste Gatha, je vais y convier une amie photographe et réalisatrice Chloé Kaufmann qui devrait faire des projections vidéo pendant mon concert, une projection de clips et d’autres surprises imagées.

Ca sera un bel échange entre son travail et le mien ; comme un croisement de regards entre mes chansons et des photos qu’elle aurait pu faire.

J’ai d’autres projets en termes de singles et de clips à venir.

J’ai déjà en tête des idées pour un prochain album ou EP, il faut qu’il mûrisse,  j’aimerais partir sur quelque chose de plus tranché en terme de son, avoir un choix peut être encore plus radical dans les instruments.

J’ai envie de faire un album dans un temps beaucoup plus concis et qui corresponde vraiment à un moment de ma vie sans qu’il ne s’étire dans le temps.

J’ai très envie de faire du vinyle !

Dans mes autres projets, on retrouve un spectacle pour enfants dans lequel je chante sous le nom de Nomi Nomi, ce spectacle tourne beaucoup, nous sommes actuellement au théâtre Le Lucernaire jusqu’au 31 mai, ensuite nous partirons en Belgique, nous serons présents au Summer Festival les 17 et 18 août prochain à Bruxelles.

 

La tradition sur Influence est de laisser le mot  de la fin à notre invité…

Je te remercie pour ce chouette moment, merci d’avoir eu envie de parler de ma musique, ça me touche beaucoup, ce fut un moment charmant.

Mon but est de toujours progresser et de partager ma musique avec amour.

Venez le 27 juin et abonnez-vous à ma chaîne Youtube pour me découvrir encore plus.

Love !

PochetteNoemi

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