suckerpunch

 

«Sucker punch» 

Le réalisateur Zach Snyder n’arrête pas depuis quelques années !Après « 300 » , on a eu droit à « Watchmen:les gardiens »(en 2009), puis « Le royaume de Ga Hoole « en 2010 , il remet déjà ca avec « Sucker Punch ».On espère qu’on assistera  enfin  au succès de ce visionnaire en matière d’effets visuels qui n’a jamais vraiment été récompensé d’un triomphe au box office .Encore une fois , ce conte fantastique bénéficie d’effets spéciaux étonnants, porté en plus par un quatuor d’ héroïnes sexy et combattantes. On suit l’histoire de Babydoll, qui , dans les années 50 , va être enfermée dans un asile psychiatrique par son beau pere qu’elle a agressé. Pour échapper à un traitement qu’on imagine terrible , elle va s’inventer un monde imaginaire ou elle sera chargée d’une mission lui permettant d’acquérir la liberté si cette mission est menée à  son terme. Pour celle ci , elle va être accompagnée de quatre autres pensionnaires qui vont combattre à ses cotés pour déchiffrer un mystère protégé par de nombreuses créatures horrifiantes ! Bref, le fait d’être dans un monde  imaginaire, va permettre à Zach de créer un univers à lui avec des images léchées , des effets de ralentis dont il a le secret (« 300 »), des combats dans plusieurs dimensions .La force est aussi de mettre en avant des  jeunes actrices plus sexy les unes que les autres , ayant chacune une spécificité ! Il est rare de ne pas faire porter un film par un héros souvent secondé d’ une femme .C’est ici Emily Browning(« Les intrus »), Abbie Cornish ( » Bright star »),Jena Malone (« Les ruines »),Vanessa Anne Hudgens (« High school musical ») et Jamie Chung (« Copains pour toujours ») .Bref, un casting 100% féminin avec des têtes quasi inconnues (hormis Vanessa).Alors , le grand public va t il suivre les délires de Zach sur grand écran? .Malheureusement , le film n’a pas été présenté aux critiques et sa carrière démarre cette semaine aux Etats Unis .On reste alors dans le flou pour ce qui est de la qualité du film même si la bande annonce donne envie ! Alors  ,messieurs ,on rejoint cette joyeuse bande sexy dans leurs folles aventures ?

 

« Chez Gino » 

 

Samuel Benchetrit a mis 4 ans à réaliser ce film après un succès d’estime pour « J’ai toujours révé d’etre un gangster » .On suivra les aventures de Gino, pizzaiolo au bord de la faillite , qui doit se faire passer pour un businessman qui tient toutes les pizzerias de Bruxelles , auprès de son oncle mafieux mourant qui pourrait lui léguer sa fortune. Le voila obligé d’engager une équipe de tournage pour faire croire à cette vie parallèle. Cette histoire va permettre à Samuel , amoureux de cinéma d’y placer des phases de comédies pures avec des scènes héritées de grands films mafieux .Le rôle principal est tenu par un José Garcia en pleine forme , qui ne parait pas trop cabotiner ce qui semblait le défaut de ses derniers films. Pour la première fois, on découvrira les talents comiques de la sublime Anna Mougladis(compagne de Samuel) et pour jouer le réalisateur de cette fausse vie qui de mieux que  Samuel lui même puisqu’ il n’y avait personne d’aussi documenté que lui  sur le personnage » dixit José! Du coté des mafieux ,on retrouvera Sergi Lopez et Ben Gazzara .Les critiques sont plutôt positives notant une excellente interprétation de Sergi mais aussi quelques critiques comme celle que  le film est un peu bancal du fait d’osciller entre comédie et pseudo documentaire . On note aussi des accointances avec « C’est arrivé près de chez vous «  mais José n’arrive ,hélas, pas à la cheville d’un Benoit Poelvooerde dans le film cité. Malgré tout , d’après eux , on passe un agréable moment ! Est ce avec ce film que le succès d’estime va se transformer en succès public ? On lui souhaite ! On commande tous une pizza chez Gino alors? 

 

« The company men « ‘ 

 

 Le plus beau casting de la semaine est à mettre au profit de ce film ! En effet , John Wells a réuni Ben Affleck, Tommy Lee Jones , Chris Cooper, Kevin Costner et Maria Bello! Un casting quatre étoiles pour une histoire humaine bouleversante sur les effets de la crise . L’idée originale de ce scenario étant de partir du haut de l’échelle sociale! On nous narre souvent les galères de chômeurs ,de personnes au rang de la société. Ici , on suivra le parcours des différents personnages exerçant en tant que cadres dans une société .Bobby a tout pour lui ,une famille , une ravissante épouse , un travail en or et une jolie porsche !Malheureusement , sa société doit réduire ses effectifs et Bobby ainsi que deux de ses collègues plus âgés Phil et Gene vont être confrontés au chômage . Comment rebondir quand on est privilégié , avec un statut social assez élevé, de ne pas tomber au plus bas ? Ce chemin va être difficile à affronter vis à vis des amis ,de la famille .Chacun des personnages aura un parcours différent. Les critiques ont aimé le film en soulignant qu’on se penche enfin sur les victimes de la crise ! De plus , l’interprétation ajoute un plus .On peut en effet faire un joli comparatif entre  Ben et  son personnage tout en haut de l’affiche et qui tombe de son piédestal (l’acteur a vécu cela et regagne tout doucement ses galons de star grâce à ses réalisations d’ailleurs) , Chris et Tommy  participent aussi activement dans la réussite de ce premier film ! Allons nous rendre compte des  méfaits de  la crise sur une cible aisée , ca n’arrive pas qu’aux autres , c’est bien d’en rendre compte aussi …

 

«Je n’ai rien oublié »

 

On a du mal à suivre le réalisateur Bruno Chiche qui ,après une comédie réussie « Barnie et autres complications » , s’est essayé au drame avec la jet set parisienne pour « Hell » , s’attèle à la maladie d’ Alzheimer avec ce film . Ne vous inquiétez pas , on n’est pas dans un film larmoyant et pénible  ou un homme perd petit a petit la raison de vivre. On suivra les pertes de mémoires de Conrad , qui vit depuis des années au crochet de la riche famille Stern .Il est l’ami d’enfance du fils Thomas et il a été utilisé avec son gré pour garder leur maison de vacances ou autres taches . Mais, maintenant , la maladie s’installe et s’il oublie les faits récents , Conrad laisse ressurgir ses souvenirs d’enfance qu’il confie à Simone , jeune épouse de l’héritier .Elle va se rendre compte que l’histoire diffère de la version officielle de la famille et la matriarche de la famille , Elvira ,va l’apprendre .Elle va se trouver étrangement menacée .On assistera à la naissance d’une amitié étrange entre Conrad et Simone surveillée par Elvira qui pourrait être bien plus dangereuse qu’elle n’y parait .Le rôle principal échoue  à Gérard Depardieu qui nous montre qu’il peut encore être le monstre sacré du cinéma français (ce qu’il a démontré dans ses derniers films).Face à lui , la jeune Alexandra Maria Lara lui porte tête avec grâce et talent (future nominée césars jeunes espoirs 2011 , on en reparlera) .Le reste du casting est habité par Francoise Fabian, Niels Arestrup, Nathalie Baye. Les critiques sont aussi positives même si on sent que le réalisateur aurait pu être plus méchant dans les traits de caractères de ses personnages .On le compare à un Chabrol light , qui , lui , aurait été beaucoup plus incisif avec ce genre de thème ! Malgré tout , on prend plaisir à retrouver encore une fois un Gérard qui nous émeut ! Surtout on n’oublie pas que le film se joue dans les salles obscures !  

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