Photo: William Baker

 

Sorti depuis ce 5 juillet 2010, le nouvel album de Kylie Minogue, Aphrodite, renoue avec ce qui a fait le succès de la belle australienne, une pop dance efficace. Ses fans seront aux anges. Métamorphosée en déesse de l’amour, Kylie est sur Influence, un entretien agréable et charmant. Une artiste simple qui sait mieux que quiconque qu’il faut profiter de la vie et de l’amour…

 

 

Votre Nouvel album, Aphrodite, sera disponible dès le 05 juillet, vous êtes dans quel état d’esprit à quelques jours de sa sortie?

 

C’est les mêmes émotions que lorsque j’ai sorti mon tout premier album. Je suis inquiète mais aussi très excitée. J’ai du patienter plusieurs mois pour enfin qu’Aphrodite soit dans les bacs. Cette attente m’a paru une éternité.

 

J’ai pu vous voir dans différentes prestations live et interviews, vous êtes sublime mais il y a aussi une certaine gravité chez vous qu’il n’y avait pas avant, c’est dû aux épreuves que vous avez rencontrées?

 

Merci (en français) pour le compliment. biensur le fait d’avoir été malade m’a fait réfléchir sur la vie, sur les choses essentielles. La maladie vous change, c’est obligé car il y a tant de chose auxquelles vous devez penser. Il y a des questions qui parfois ne trouvent pas de réponses. On passe par différentes émotions, il y a la peur, les doutes, la crainte de ne pas surmonter tout ça. Mais aujourd’hui je suis bien et en pleine forme. Vraiment, je me sens très bien.

 

Votre précédent disque, X, a eu un succès mitigé, vous savez pourquoi?

 

X n’a peut-être pas été compris dans sa raison d’être. Je n’aime pas les regrets mais là, oui j’en ai. J’aurais souhaité que le disque soit plus apprécié. C’est le premier sorti après mes problèmes de santé. J’aurais voulu m’exprimer sur ma maladie mais je ne pensais pas pouvoir le faire en chantant. J’ai fait X pour moi, pour me faire plaisir, pour me remettre au travail. J’ai dit ce que je devais dire. J’y ai mis la musique que je désirais. Je pense, qu’après ce que je venais de vivre, j’avais besoin tout simplement de ce disque là. Une sorte de transition nécessaire. Aphrodite est un retour vers de la pop festive. C’était le bon moment.

 

On parle d’ailleurs de cet album comme étant votre vrai grand retour, un peu comme si X n’en avait pas été un. Vous réagissez comment lorsqu’on vous dit que cette fois, vous êtes réellement de retour?

 

C’est quelquechose que je comprends et c’est vrai qu’avec ce disque, j’ai le sentiment d’avoir fait un excellent travail, de m’être donnée à fond. Je pense que les critiques souligneront et réaliseront tout le travail qui a été fait sur Aphrodite pour donner au public un album cohérent. Et puis j’espère que les fans l’aimeront et bougeront dessus.

 

Peut-on dire qu’avec X vous étiez dans le flou?

 

Oui (en français), on peut le dire. J’avais traversé des momentzs difficiles. Aujourd’hui ça va très bien.

 

Pourquoi avoir donné le titre d’Aphrodite à cet album? Seriez-vous une sorte de déesse de l’amour?

 

Oh non, je n’ai pas cette prétention là. Par contre, je crois au pouvoir de l’amour et de la musique. On peut s’aimer sur une chanson, se découvrir, tomber amoureux voire même s’éprendre d’une chanson. L’amour est universel et un besoin pour chacun d’entre nous. On peut exprimer beaucoup d’émotions au travers d’une chanson. J’ai trouvé qu’Aphrodite était le titre idéal pour parler d’amour sous toutes ses formes.

 

 

All the Lovers, est le premier extrait d’un album qui contient pas mal de tubes potentiels. Pourquoi avoir voulu sortir ce titre pour lancer l’album?

 

All the Lovers a tout de suite été le titre qui s’est démarqué. Je l’ai proposé dans une version un peu différente à ma maison de disques. pendant la session de photo pour l’album, on m’a fait dire que c’était OK pour ce single. J’étais heureuse mais deux jours plus tard, la maison de disques hésitait et ne savait plus si c’était une bonne idée comme premier single à sortir. Moi, j’y croyais! Je suis retournée en studio avec Stuart Price et nous avons travaillé pour que la maison de disque partage finalement mon avis et mon enthousiasme. All the Lovers a donc été le premier single.

 

Vous avez donc réussi à imposer votre choix?

 

Oui mais j’étais certaine de son potentiel auprès du public. La chanson est dansante, rafraîchissante. C’était l’idéal pour annoncer Aphrodite.

 

Les fans espèrent une tournée, vous pouvez-nous apprendre une bonne nouvelle à ce sujet?

 

Je finalise tout ça avec mon équipe. Je pense qu’il y aura une tournée en 2011. J’ai envie d’une grande tournée et d’aller partout où les fans m’attendent, donc il faut préparer tout ça. J’ai aussi envie d’aller là où je n’ai jamais été. Découvrir d’autres endroits. J’aimerais faire plus de dates aux Etats-Unis. J’aimerais aussi faire une plus longue tournée dans mon pays, l’Australie. Le Japon me manque beaucoup, je ne m’y suis plus produite depuis longtemps.

 

La scène c’est important pour vous?

 

C’est le meilleur moment dans mon métier. On donne toute son énergie sur scène. C’est la rencontre avec le public, avec ces gens qui vous aiment. C’est magique et fort. On donne tout…L’adrénaline est si forte dans ces moments là qu’après la tournée, il faut retoucher terre et ne pas se laisser aller à la déprime.

 

En travaillant avec Stuart Price, vous vous doutiez qu’on allait encore vous comparer à Madonna, qui a déjà travaillé avec lui?

 

La comparaison est humaine et je suis habituée. Il y a pire que d’être comparée à Madonna. On compare toujours les personnes. Des artistes arrivent tous les jours et à leur tour, ils sont comparés à tel artiste ou a tel autre. Je ne me suis jamais sentie menacée ni finie parceque d’autres artistes arrivaient. Il n’y aura jamais qu’une Madonna, une Beyoncé, une Lady Gaga, une Kylie. On est toutes différentes. Toutes dans la compétition, car il faut être honnête, tout le monde veut être dans le Top 10 et il n’y a que 10 places. Je ne jalouse pas le succès des autres, je m’occupe de moi.

 

Depuis quand travailliez-vous sur Aphrodite?

 

J’y travaille depuis 1 an avec mon équipe. Aphrodite est d’ailleurs un titre que j’avais depuis longtemps. Je l’ai réécrit plusieurs fois dans ma tête. Petit à petit l’idée du concept de l’album est venu et on a vu vers quelle direction artistique se diriger. Pour ce titre, on a tout de suite pensé à tourner un clip dans un endroit paradisiaque. J’ai senti que ce disque devait être un album d’été.

 

On sent que vous êtes fière de cet album?

 

J’ai hâte que le public découvre Aphrodite et d’avoir les avis des fans. Oui, je suis fière de notre travail. C’est le travail de toute une équipe. Je suis fière de tout ce qui a été fait sur cet opus. Ca a été long mais on a aussi beaucoup rigolé, on a passé de bons moments. Les différents producteurs ont cru en ce projet et nous faisaient parvenir les maquettes. Stuart Price qui le réalisait, a pu travailler au fur et à mesure. On a pu construire l’album qu’on voulait. C’est essentiel.

 

Vous avez dit dans une autre interview que Jake Shears, le leader des Scissor Sisters, était comme votre Bonne Fée?

 

(Rires), En fait, c’est grâce à lui que j’ai rencontré Stuart Price. J’ai travaillé avec eux et Stuart produisait leur album. J’ai vu comment ils travaillaient ensemble. Voilà pourquoi Jake Shears est ma bonne fée, je lui dois ma rencontre avec Stuart.

 

La communauté gay est très importante pour vous, elle vous a toujours soutenue?

 

Oui c’est vrai. Je n’ai jamais eu de plan pour attirer la communauté gay, pas de stratégie marketing pour les séduire. C’est comme ça et je suis très heureuse d’être aimée parmi la communauté gay. J’ai compris qu’il se passait réellement quelque chose entre eux et moi lorsque j’ai découvert l’existence d’un Kylie Show à Sydney. Ce spectacle est porté par 4 drag-queens, je n’en revenais pas! C’est que du bonheur et une energie qui vous porte tout cet amour. Vous voyez on en revient à l’amour. Aphrodite était donc le titre idéal pour cet album.

 

Photo: William Baker

 

 

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