Natalie Imbruglia l’avoue, elle renaît artistiquement. A 30 ans, la jolie actrice/chanteuse revient avec un nouvel album, Come To Life, un disque hétéroclite pour lequel, elle a travaillé avec le leader du groupe Coldplay, Chris Martin. Entrevue avec une jeune femme bien dans sa tête et qui ne ressent pas le stress d’une sortie d’album.

Bonjour Natalie, votre nouveau disque est  sorti, que ressentez-vous?

Bonjour. Et bien je suis évidemment très excitée et bizarrement pas angoissée. La promo occupe une grande partie de mon temps mais je suis ravie d’avoir une nouvelle occasion de partager des émotions avec mon public.

Cet album va-t-il être l’occasion de monter sur scène?
Comme je vous le disais, la promo occupe tout mon temps mais oui, je pense déjà à des futurs concerts. Quelques dates sont prévues en Grande-Bretagne.

Et pour les autres pays européens?

J’aimerais et il faut encore que je réfléchisse à une potentielle tournée. Si l’album plait et qu’il marche bien, alors, ce sera plus facile à mettre sur pieds.

Vous avez fondé votre propre label, c’était pour faire ce que vous vouliez? pour être plus libre?

J’ai vécu beaucoup de chose depuis mon premier succès avec Torn. J’ai aussi évolué artistiquement. J’avais envie d’une certaine liberté de création et je me suis dit que je pourrais avoir cette liberté d’expression en créant mon propre label. Evidemment, j’ai aussi besoin de ma maison de disques pour distribuer l’album? On a donc un deal ensemble mais je suis libre et je n’ai ressenti aucune pression.

Ce sentiment de liberté, c’est ce qui a déterminé le titre de l’album?

Oui tout à fait. Je cherchais un titre et je ne le trouvais pas parmi les chansons enregistrées. J’ai pensé à ce que j’avais écrit et ce que ça représentait ce travail. le titre m’est alors apparu comme une évidence. je n’avais pas à chercher bien loin.

Je trouve votre album très éclectique. Toutes les chansons sont différentes mais il y a une vraie cohérence  avec votre votre voix en fil conducteur. C’était prévu?

Merci de me le dire. je voulais vraiment cette cohérence sans m’enfermer dans un style de musique, de chanson. Comme vous le dites, l’album est éclectique parce que je voulais me faire plaisir et trouver des chansons pop que j’aimerais. Ma voix en est le fil conducteur.

Il y a une palette d’émotions sur l’album: certaines sont sexy, tristes, joyeuses, toutes ces émotions vous les chantez en même temps que vous les enregistrez?
Pas du tout. je peux enregistrer une chanson triste et être très heureuse au moment où je dois passer au studio. Ca arrive aussi que l’inverse se produise. Par contre, j’assume toutes les émotions qui sont véhiculées dans l’album.

Parlons un peu de ce premier succès, Torn?

Le succès d’une chanson est toujours inattendu. Je venais d’un autre univers puisque je venais de la télévision où j’étais actrice. Quand j’ai quitté mon pays natal pour venir m’installer à Londres, la comédie m’a moins inspirée. j’ai alors écrit des textes. J’ai signé un contrat et j’ai été remarquée par le producteur de The Cure. C’est lui qui m’a poussé en avant, qui m’a modelé. Torn est en fait une reprise et je ne pensais pas qu’il aurait un tel succès. Ce fut soudain et magique. Il s’est très bein vendu dans le monde et a porté l’album.

6,5 millions d’exemplaires pour un premier album c’est pas mal?

C’est vrai mais au début, on n’y croit pas trop et puis on se rend compte que ça touche les gens, que ça touche un public.

Après ce premier disque, vous allez prendre un autre risque, celui de faire attendre vos fans avec le second album?

Le succès de Torn et de l’album avaient été incroyables. Je devais prendre du recul pour garder la tête froide. C’est tentant de se laisser griser par le succès. J’ai préféré me retirer et me ressourcer pour revenir plusieurs années après avec mon deuxième album, White Lilies Island (NDLR: Il faudra attendre 4 ans entre le premier album et le second). Il se vendra bien mais moins que le premier. C’était un peu normal après la folie du premier, je n’ai pas été déçue par le résultat.

Le troisième album, Counting Down, sort en 2005 porté par le succès du single, Shiver. Ensuite, plus rien. pourquoi cet album n’a-t-il pas eu toutes ses chances?

Pour ce disque, j’avais travaillé avec le producteur de Blur, Ben Hillier. C’est vrai que Shiver a bien fonctionné mais le choix du second single n’a pas plu au public et c’est la maison de disques qui a décidé de stopper l’exploitation de l’album juste sur l’échec du second single. Ce fut dur pour moi de l’encaisser. J’ai donc pris encore du recul pour mieux revenir à la chanson.

Vous aimez les voyages, c’est ce qui vous donne de l’inspiration?

Pour enregistrer ce nouvel album, j’ai pris mon temps et j’ai écrit mes textes en Angleterre mais aussi à Los Angeles. Etre ailleurs, vous inspire. C’est pour ça que je bouge. J’ai besoin de changer mon environnement pour écrire d’autres choses. Je ne veux pas de routine ni de facilité. l’inspiration vient des voyages, des cultures différentes, des situations que l’on vit.

On ne peut pas terminer cette interview sans parler de Chris Martin de Coldpaly avec qui vous avez collaboré sur l’album. Quel était votre état d’esprit en le rencontrant?

Je dois vous dire que je suis une grande fan de Coldplay et rencontrer Chris Martin était pour moi intimidant. J’ai assisté aux premiers concerts de Coldplay, j’étais dans les coulisses. A cette époque, j’étais loin d’imaginer que je travaillerais avec Chris. Lorsqu’il m’a téléphoné, je n’en revenais pas. Cette rencontre a été un très beau moment et je lui suis reconnaissante d’avoir partagé ces moments avec moi.

Influence remercie Natalie Imbruglia pour cette interview.

L’album, Come To Life, est disponible en digital et chez vos disquaires

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