C’est avec beaucoup de plaisir que je reçois pour Influence un grand artiste, le Boss, Bruce Springsteen. Un invité prestigieux comme on aime en recevoir sur notre site.

Bruce Springsteen nous parle de son  album, Working on a dream, sorti en janvier 2009 chez Sony/BMG. Un opus dans lequel il apparaît plus romantique qu’à son habitude. Sur cet album, se ttrouve également un cadeau à ses fans, une pépite, la chanson du film, The Wrestler.

Alors qu’un nouvel album Greatest Hits est sorti depuis juin, votre disque, Working on a dream, marque un changement pour vous, vous y êtes plus romantique que dans vos précédents albums?

Je ne cache pas que j’ai toujours aimé les grosses productions comme on en faisait dans les années 60. Je pense à des artistes tels que les Righteous Brothers ou les Walker Brothers. Pour ma part, je n’avais jamais pensé ou même envisagé produire un disque romantique dans leur style. J’ai eu cette envie soudaine, c’était peut-être le bon moment et je me suis rapidement mis à penser, à écrire, à composer cet album. En enregistrant les chansons, j’ai utilisé ma très grosse voix, un timbre que je n’utilisais plus. Je me suis régalé.

On peut dire que le thème principal de cet album était l’amour?

 

Oui et aussi la mort.

 

Je crois que cet album est aussi une sorte d’hommage que vous rendez à votre relation avec votre compagne, Patti?

 

Tout à fait, dans les chansons, This Life et Kingdom of days, je parle d’amour éternel. Vous savez, entre Patti et moi, ça fait un long chemin qui dure depuis 20 ans. C’est très long 20 ans dans une vie. Ca représente une très belle aventure à deux. Une expérience de vie dont vous savez qu’il y aura une limite temporelle.

 

La musique rock, par contre, existera toujours dans le présent éternel. la musique m’inspire vraiment ça. j’ai besoin de la respirer comme si j’inspirais un peu du temps et que ça me permettait de profiter encore plus de la vie autour de moi.

Pour composer vos chansons, vous vous inspirez de votre vie?

J’essaie de faire partager mes obsessions avec le public. Si ils ont envie de les vivre avec moi au travers de mes chansons, de mes textes, c’est que j’arrive peut-être à les captiver. Ils ont peut-être l’impression ainsi qu’a travers mes obsessions c’est les leurs qu’ils vivent.

Vous vous êtes lancé dans l’écriture et la composition d’un titre pour un film, The Wrestler, avec Mickey Rourke dans le rôle principal, c’était un défi à relever pour vous après 36 ans de carrière?

Un défi? on peut le voir ainsi mais c’est vrai que je n’avais jamais fait cela auparavant. C’est Mickey Rourke en personne qui m’a contacté. On se connait depuis les années 80. Lorsque je suis venu m’installer à Los Angeles, je vous assure que lui et moi on a fait la bringue. J’ai toujours admiré cet acteur et lorsqu’il m’a contacté pour ce projet, il m’a dit que ce film était un « petit » film. J’ai reçu le scénario quelques jours plus tard. Je l’ai lu et je me suis mis au travail. Le titre a été fait en une après-midi.

De quoi parle cette chanson?

 

Elle parle d’un homme détruit qui tente de continuer à vivre. Je voulais écrire quequechose que Mickey (NDLR: Rourke) et moi avions en commun tout en restant en phase avec l’histoire du film.

 

Un essai transformé en succès puisque votre chanson a remporté un Golden Globe?

 

Et dire que je manquais de temps quand on m’a proposé ce projet.

 

36 ans de carrière, c’est pas rien. Comment expliquez-vous votre succès?

 

Je ne sais pas l’expliquer. Comment peut on expliquer un tel liena vec les gens? Je n’ai pas de réponse. Les artistes ont besoin du public, c’est lui qui fait que vous carburez pour toujours continuer à progresser et à continuer votre travail. Il faut aussi rester lucide et faire attention pour que l’amour que le public vous donne ne vous dévore pas. C’est parfois tentant de donner son âme au diable, c’est facile de se laisser aller parce qu’on sait qu’il y a un public derrière soi et ne pas se remettre en question. J’ai besoin de continuer mon parcours musical selon mes choix artistique sans me dire que je vais plaire ou dépalire aux gens qui m’aiment. Je préfère cette démarche artistique que de leur proposer chaque fois la même recette du succès. Recette que je ne connais pas car le public décide toujours de ce qui marchera ou pas.

L’album, Working On a dream, toujours disponible dans les bacs.

 

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