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Plus de 2,5 milliards de fichiers cinématographiques ont été téléchargés en 2007, un total 2,5 fois plus élevé qu’en 2006, selon une étude de Motion Picture Association dont les résultats ont été présentés ce lundi à Bruxelles par la Belgian Anti-piracy Federation (BAF) et par Kinepolis. Ces deux partenaires vont lancer un plan de lutte contre les enregistrements d’images depuis une salle de cinéma. Un plan de lutte qui bébutera par la Belgique mais s’étendra ensuite aux autres pays.

En 2005, la perte pour l’industrie du cinéma engendrée par ces activités de téléchargement illégaux a été estimée à 30 millions d’euros en Belgique et à 6,1 milliards de dollars à l’échelle mondiale.

Diffusion rapide
D’après les spécialistes, le phénomène se multiplie parce que de plus en plus de pays comptent des installations dotées d’une connexion internet à large bande. Les six plus grands réseaux peer-to-peer sont en permanence visités simultanément par plus de 17 millions d’utilisateurs dans le monde, précise la BAF. C’est un chiffre énorme. Les pirates sont en outre de plus en plus rapides puisque pour cinq films sortis en mai 2007, autant de copies avaient été placées sur la toile moins d’un jour après la sortie. Ils sont aussi mieux préparé et plus rapides à agir.

Le camcording en ligne de mire
La chaîne de complexes cinématographiques Kinepolis et l’asbl Belgian Anti-piracy Federation qui lutte entre autres contre le piratage de films, lancent cette semaine un plan destiné à endiguer le phénomène de « camcording », soit l’enregistrement d’un film dans une salle de cinéma à partir d’une mini-caméra ou d’un GSM. Cette pratique est dans neuf cas sur dix à l’origine des versions illégales qui circulent sur internet malgré des copies qui ne sont pas géniales, les personnes préfèrent télécharger une copie de qualité moyenne que de payer pour voir le film en salle.

Spot préventif
Dans le cadre de cette action conjointe, un spot diffusé avant chaque projection numérique rappellera aux spectateurs les sanctions éventuelles en cas d’enregistrements illégaux. « La loi prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 550.000 euros et jusqu’à 3 ans de prison pour ce genre de délit », avance Bob Claeys, désigné Anti-piracy officer pour Kinepolis. « Notre première mission consistera à informer le grand public au moyen de ce spot », poursuit-il. Celui qui se fera pincer ne pourra pas dire qu’il n’était pas prévenu des risques.

Récompenses
La chaîne a déjà avisé les membres de son personnel des mesures à prendre s’ils sont confrontés à des pirates. La BAF a d’ailleurs assorti d’une récompense financière l’interpellation d’un contrevenant. Le public est lui aussi invité à traquer toute tentative d’enregistrement illégal lors d’une séance. Le spectateur qui constate qu’un de ses voisins est en train de capter les images du film peut envoyer un SMS à Kinepolis. Si une réelle infraction est constatée grâce au message, l’expéditeur sera également récompensé par la BAF. On ne dit pas quelle genre de récompense recevra celui qui dénonce.

Ce plan contre le piratage sera d’abord lancé dans les complexes belges du groupe avant d’être étendu par la suite aux autres pays dans lesquels Kinepolis est présent, à savoir la France, l’Espagne, la Pologne et la Suisse