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Franck Darabont, réalisateur et scénariste américain, semble apprécier l’oeuvre de Stephen King. Après avoir adapté au cinéma Les Evadés et La ligne verte, deux romans de l’auteur à succès, Franck adapte à nouveau une oeuvre du romancier qui a fait du fantastique tout son art. Pour cette nouvelle adaptation, Darabont plonge dans l’univers des films d’épouvante de série B comme à la grande époque dans les années 1970.

Dans une petite bourgade des Etats-Unis, un père (l’acteur Thomas Jane) et son fils se retrouvent coincés dans un supermarché avec d’autres habitants, pris au piège par un épais brouillard qui envahit mystérieusement la région. Une brume menaçante qui dévore les malheureux qui osent s’aventurer à l’extérieur. Le réalisatuer signe ici avec The Mist, un film terrifiant et claustrophobe. Les plans sont rapprochés, isolant chaque personnage dans sa peur individuelle, et renforce cette impression d’enfermement.

Les affreuses créatures, au look peu ragoûtant, se cachant dans la brume se réservent des scènes redoutables d’efficacité. Mais la vraie menace ne vient pas des monstres dehors, mais des hommes et femmes ordinaires à l’intérieur. Le cinéaste a dit être déçu du genre humain ces derniers temps, et il le montre sans équivoque dans The Mist en mettant en image le vieil adage « L’homme est un loup pour l’homme ». 

La situation désespérée révèle les faiblesses et le comportement des hommes dont l’illustration la plus probante est le personnage de la fanatique religieuse, campée par une extraordinaire actrice, Marcia Gay Harden. Cette dernière profitant des plus désespérés pour les rallier à sa cause. En plus d’être un film d’épouvante efficace, The Mist se révèle être une réflexion sociologique troublante et effrayante. Une sorte d’étude du comportement humain lorsque l’homme est confronté à certaines de ses peurs.

Si la menace intérieure s’amplifie au fur et à mesure, la menace extérieure gagne en intensité. cependant et c’est probablement mieux ainsi, le cinéaste n’a pas voulu une surenchère spectaculaire pour provoquer l’angoisse.  Pas d’effets faciles, pas d’excès dans la mise en scène, la terreur survient à l’état pur, et ne lésine pas sur le côté gore de la chose. Mention spéciale aux maquillages et trucages horrifiques et flippants à souhait.

Le rythme du film alterne les scènes de bravoure et d’attaques diablement efficaces avec d’autres, d’attente, tout aussi pesantes. Jusqu’au final, rajouté par le réalisateur mais totalement approuvé par Stephen king en personne. Fort d’une scène troublante, surprenante et surtout choquante, le cinéaste assène le spectateur d’un final qui le hantera quelque temps après la séance. Le nouveau coup de coeur d’Influence. Le film est prévu pour le 27 février 2008.